Notre constat : une urbanisation effrénée au détriment du développement durable
Nous le constatons, le développement urbain de Challes-les-Eaux s’est considérablement accéléré au cours des dernières années.
Les projets immobiliers se sont multipliés au détriment d’espaces naturels et forestiers, pourtant indispensables pour préserver la biodiversité, lutter contre les canicules l’été et permettre une bonne qualité de l’air.
Quelques exemples d’espaces forestiers disparus à proximité du centre-ville :


Chemin Saint-Vincent en 2017
Chemin Saint-Vincent en 2025
NOS PROPOSITIONS POUR UN URBANISME DURABLE :
1. Travailler à la mise en place d’un schéma directeur urbain ET durable, afin de mieux concilier urbanisation et environnement.
2. Consulter des associations et spécialistes indépendants avant tout abattage d’arbre et mener un plan ambitieux de plantation d’arbres en forêt, en centre-ville, mais également dans les parcs situés à proximité.
3. Créer un vrai îlot de fraicheur au parc des thermes avec des aménagements permettant, lors des canicules, de profiter de surfaces naturelles ombragées.
4. Renforcer la gestion écologique de notre forêt et des espaces humides en lien avec les acteurs publics.
5. Limiter les impacts de l’urbanisation en imposant pour tout nouveau projet des aménagements favorables au vivant par la signature d’une “charte de la biodiversité”.
La protection de l’eau est également centrale, tant les périodes de canicule impactent nos ressources en eau.
Le pompage de la nappe phréatique lors de la création des fondations du projet “Îlosens”, (rue Domenget) a posé de nombreuses questions tant en termes de qualité d’eau rejetée, que d’affaissement des sols riverains.
Pour rappel, des membres de notre équipe ont alerté les services compétents dès le 2 avril 2025 sur la qualité de l’eau rejetée dans les cours d’eau. Grâce à cette alerte, un dispositif de filtration de l’eau a été mis à niveau et une vigilance toute particulière a été observée.

Photographie du ruisseau “La Mère”, prise le 1er avril 2025 à 20h24 suite au pompage du projet “Îlosens”
Cependant, après avoir interrogé les services de l’État le 1er décembre 2025, il s’avère que le pompage s’est poursuivi, sans aucune autorisation, sur l’ensemble du mois de novembre.
Le suivi des chantiers, notamment ceux impactant les milieux naturels, doit être constant de la part des membres de la commission des travaux
NOS PROPOSITIONS POUR UNE GESTION DURABLE DES EAUX :
1. Économiser nos ressources en eau en valorisant les eaux pluviales et non potables pour l’entretien des espaces, l’alimentation des lavoirs et des fontaines, qui peuvent redevenir des lieux de convivialité.
2. Poursuivre la désimperméabilisation des espaces, notamment des zones de stationnement, afin de favoriser l’infiltration de l’eau dans le sol, et prévenir au mieux les épisodes d’inondation.
3. Étudier la possibilité de découvrir certains de nos cours d’eau pour améliorer l’aspect paysager et restaurer certains habitats aquatiques.
Les économies d’énergie et la production d’énergies renouvelables, sont des opportunités de réduire à la fois l’empreinte écologique et les charges financières de la commune.
Certains investissements permettant des économies d’énergie peuvent être amortis en 5 à 10 ans, à condition d’être bien préparés et anticipés.
Il convient aussi de respecter des objectifs réglementaires, tels que le “Décret Tertiaire” (-40% de consommation d’ici à 2030 sur les infrastructures publiques) et la loi APER (végétalisation et installation d’ombrières photovoltaïques sur les zones de stationnement) dont l’avancement doit être communiqué annuellement par la Commune.
Enfin, il est nécessaire d’associer au mieux les habitants à la transition énergétique de notre commune via des projets de centrale “villageoise” ou d’énergie partagée à l’exemple de l’association locale “EnergiCimes”.
NOS PROPOSITIONS POUR UNE SOBRIÉTÉ ÉNERGETIQUE :
1. Préparer, présenter et concrétiser un plan global de transition énergétique pour Challesles-Eaux, et communiquer chaque année sur les résultats des consommations énergétiques et bilan carbone.
2. Produire de l’énergie solaire sur les bâtiments communaux et éventuellement créer des ombrières sur les zones de stationnement, en associant la population et les acteurs locaux de l’énergie partagée, afin de faciliter l’autoconsommation collective. Notre territoire est riche de compétences, comme l’Institut National de l’Énergie Solaire, et d’un important réseau d’entreprises spécialisées, qui pourront nous aiguiller dans nos décisions.
La sensibilisation, l’information et la formation des habitants et des élus sur les enjeux écologiques sont essentielles pour la concrétisation et la pérennisation des grands projets en faveur de l’environnement, du développement durable et de la protection de la biodiversité.
Des associations peuvent être mobilisées pour une formation des élus, des agents de la collectivité et des habitants à l’exemple de la fresque du climat (atelier portant sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique) ou de l’atelier “deux tonnes” (permettant d’expérimenter des leviers d’actions visant à réduire son empreinte carbone).
NOS PROPOSITIONS POUR LA SENSIBILISATION ET LA FORMATION DES HABITANTS :
1. Organiser des sessions de formation à destination des élus, des agents et des habitants qui le souhaitent.
2. Installer des équipements favorisant la faune et la flore, à l’exemple d’écuroducs pour faciliter le passage des écureuils, des “hôtels à insectes” pour contribuer au développement des insectes pollinisateurs. Ces aménagements seront complétés par des panneaux informatifs afin de sensibiliser le public et notamment les plus jeunes.
Enfin, l’agriculture locale doit être davantage protégée, accompagnée et soutenue au niveau de notre territoire.
La souveraineté alimentaire est un enjeu majeur, les crises nationales et européennes que connaissent les professionnels agricoles nous rappellent combien il est important de soutenir cette filière essentielle.
NOS PROPOSITIONS POUR SOUTENIR L’AGRICULTURE LOCALE :
1. Lors de la prochaine révision du Plan Local d’Urbanisme de Grand Chambéry, exiger la pérennisation des parcelles classées A (agricole) et Ap (agricole protégée).
2. Proposer l’entretien du parc des Thermes à des agriculteurs du territoire par de l’écopâturage aux périodes les plus adaptées. Cette méthode consiste à utiliser des animaux herbivores pour contrôler la pousse de l’herbe dans une démarche respectueuse de l’environnement.
Les mobilités douces sont également centrales pour réduire notre empreinte carbone et fluidifier le centre-ville.
La récente modification des lignes du réseau de transport de Grand Chambéry complique désormais les déplacements : les collégiens rencontrent davantage de difficultés pour se rendre à leur établissement scolaire à Barby, et les habitants des nouveaux quartiers de Challes-les-Eaux peinent à rejoindre le centre-ville de Chambéry.
L’urbanisation de secteurs entiers de Challes-les-Eaux (exemple du chemin SaintVincent) n’a pas été anticipée et s’est effectuée sans étude de trafic préalable, créant la congestion de voies existantes sous-dimensionnées.
Les voies piétonnes et cyclables sont peu, voire pas sécurisées et n’incitent pas à se rendre au centre-ville à pied ou à vélo.
NOS PROPOSITIONS EN FAVEUR DES MOBILITÉS DOUCES :
1. Mieux faire entendre la voix des utilisateurs challésiens des transports en commun par une présence du Maire et / ou de l’adjoint en charge du Développement Durable, lors de chaque réunion de la commission “Mobilités” de Grand Chambéry.
2. Relancer le schéma global des mobilités douces, élaboré par les élus et transmis à Grand Chambéry en 2019, aujourd’hui hélas non abouti, afin de permettre à tous les utilisateurs de se déplacer de manière sécurisée et aisée.
3. Communiquer davantage lors de la semaine de la Mobilité, organisée par Grand Chambéry, afin d’inciter les habitants à recourir aux moyens de déplacement alternatifs.
4. Redéfinir le rôle de la borne de covoiturage présente le long de l’avenue de Chambéry actuellement peu utilisée.
5. Sécuriser les voies piétonnes et les pistes cyclables par l’installation d’aménagements adaptés, et mettre en place des itinéraires piétonniers balisés.